Un Thou, un élément essentiel du paysage des étangs de la Dombes

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La Dombes, une région riche en musées

Un Thou, un élément essentiel du paysage des étangs de la Dombes

Musée Louis Jourdan à Saint Paul de Varax

La Boulangerie

Pont du vieux Jonc

Musée Louis Jourdan

 

01240 St Paul de Varax

 

France.

 

Le Musée du peintre Louis Jourdan à Saint Paul de Varax ré-ouvre ses portes du 16/05 au 05/07/2015, tous les samedis et dimanches de 14h30 à 17h30 et du 10/07 au 20/09/2015, tous les vendredis, samedis et dimanches de 14h30 à 17h30

Visite de groupes auprès de l'office de tourisme Dombes Tourisme sur demande toute l'année pour le Musée également Balade pédestre commentée, d'une durée de 3h, promenade "sur les pas du peintre" permet de découvrir les paysages de Saint Paul immortalisé par le peintre.

Groupe adultes : 1,50 € (Musée)

Adulte : 2 € (Visite libre du musée).

Tarif groupe couplé (visite commentée) : -

Eglise + Musée 4 € -

Balade + Musée : 4 €.

Tarif groupe couplé (visite commentée) : -

Eglise + Musée 4 € -

Balade + Musée : 4 € -

 

: 33 (0)4 74 42 50 13

: 33 (0)4 74 42 56 13

: Pas disponible

: Pas disponible

 

Localisation 

 

Lyon :      40 km
Bourg en Bresse :      15 km
Châtillon sur Chalaronne  :      15 km
Aéroport Lyon Saint Exupéry  :      50 km
Autoroute Nord Sud                :     20 km
Accès TGV par Bourg en Bresse : 13 km

Poya Rossa

Coupe dans les bois

Centre village

Vue de Varax

Près de la mairie dans la cour de l'école, le musée Louis Jourdan (1872-1948), crée en 1962.


Ouvert du 06/05 au 25/09/2016, tous les vendredis, samedis et dimanches de 14h30 à 17h30.

Tarifs :

Adulte : 2 € (Visite libre du musée).

Groupe adultes : 1,50 € (Musée)

Tarif groupe à partir de 10 personnes.

Tarif groupe couplé (visite commentée) : - Eglise + Musée 4 € - Balade + Musée : 4 €.

 

La ville de Saint Paul de Varax y expose 49 toiles (donation de Madame Jourdan) en plus de quelques œuvres de ses amis peintres (Jules Migonney) et quelques objets personnels (besace, palette, pinceaux, sabots, parapluie), dans une des pièces de l'ancienne cure que le peintre loua de 1932 à 1945 pour en faire son atelier d'été.

Le musée est actuellement ouvert quelques jours par an et aussi en demandant la clé à la mairie toute proche.

"Rien n'est beau comme Saint Paul de Varax" s'exclame Léon Dallemagne, peintre réputé des pays de l'Ain de retour de son "exil" de magistrat à Hanoï comparant la lumière crue de l'Orient à la douceur des ciels Dombiste. Est-ce l'influence de cet artiste délicat, de 35 ans son aîné,  qui fixa Louis Jourdan sur les horizons des Dombes ? ou ses origines terriennes l'attirent-elles plus spécialement sur des labours, ces bois, ces étangs ?.

Né en 1872 à Bourg en Bresse, fils d'un modeste jardinier de la Ville, attiré par le dessin et la peinture depuis l'école à laquelle il les préférait de beaucoup : il s'enhardit, à 15 ans, a présenter ses croquis au "maître" qu'il admirait.

"Il vaut mieux commettre ça qu'un crime " s'entendait-il répondre ! ... Déception ! mais bien plus tard, ils devaient se retrouver à l'atelier d'Alfred Chanut, autre célébrité bressane, petit cénacle fréquenté par les diverses générations de peintres locaux qui illustrèrent les années 1900.

Mais la vie est là, dure aux impécunieux, et il lui faut bien gagner son pain. A 16 ans, son père l'envoie à Lyon où il va travailler toute la semaine comme ...garçon coiffeur, profession loin de combler ses aspirations artistiques.

Heureusement, il fait la connaissance de quelques jeunes peintres : Migonney, Villon, Morisot et il les retrouve chaque dimanche.

Ses premiers contacts avec Saint Paul remontent à ces équipées où débarquait la joyeuse bande de ces jeunes rapins venant planter leur chevalet au bord des étangs ou des bois "où ont les entendait rire et chanter". Après le rituel repas chez la mère Mande, sur la place, retour à Lyon où il fallait bien à nouveau passer la semaine à gagner quelques heures de liberté consacrées à la peinture.

Mais sa maîtrise s'affirme de plus en plus au cours des années et à force de ténacité et de talent, il peut enfin se consacrer uniquement à son art, soutenu et encouragé par le dévouement de sa compagne des bons et mauvais jours qui sut lui apporter l'appui nécessaire au plein épanouissement de tout génie créateur.

Les paysages de saint Paul lui sont nécessaires : il y revient sans cesse. Il expose d'abord à partir de 1896 au salon des Artistes Lyonnais, puis en 1902 au salon des Artistes Français où chaque année il progresse jusqu'à la Médaille d'honneur en 1946 ("La coupe dans les bois de Varax"). Ses œuvres sont toutes d'ici ! "Louis Jourdan, dit Léon Deshair, son ami et biographe, fut un de ces hommes qui furent et ne voulurent être que peintre de paysage. "Aimer  et chanter à sa façon un coin de France lui parut amplement suffire au labeur et à la joie de toute une vie".

Aussi revient-il régulièrement dans son cher Saint Paul. Aux séjours à l'hôtel Mande succèdent la location de la maison Martin toute proche sur la place, puis celle de l'ancienne cure, louée à la commune de 1932 à 1945. Il y installe son atelier d'été bien modeste en comparaison de celui de Paris, vaste verrière largement éclairée, construit selon ses plans. Mais là, à saint Paul, il a vue sur le paysage, le château de Varax et il peint de sa fenêtre " La maison de la mère Foret sous la neige" actuellement au musée du Louvre ; d'autres toiles ornent le Musée du Luxembourg, le Musée d'Art Moderne, ceux de Belfort, de saint Quentin ; bien d'autres encore à l'Hôtel de ville de Lyon, au musée de brou, à l'Hôtel de ville de Bourg, etc... Son œuvre porte partout ces paysages de Dombes qui lui tiennent tant à cœur.

Mort à Paris le 3 mai 1948, il repose maintenant au cimetière de sa ville natale au numéro 489, non loin de son ami de toujours, Jules Migonney.

Mais, c'est à Saint Paul qu'il reste dans la mémoire de ceux qui l'on connu, qui revoient sa silhouette se profilant sur le fond des haies ou l'horizon des étangs, rentrant de ses promenades solitaires, charge de son chevalet et de ses gibecières bourrées de matériel et des esquisse qu'il venait de jeter sus ses toiles au gré de l'éclairage et des touches des saisons, s'arrêtant pour bavarder en aptois avec ceux dont les silhouettes se retrouvent ça et là au milieu de ses œuvres.

Pour ceux-ci, point d'effort à comprendre la peinture de Jourdan, ils y vivent toute l'année ! Chaque toile est un portrait de famille, même les plus anciennes, où l'on recherche l'actuel aspect changé des paysages, où comme dans un album jauni, on retrouve les traits de l'adulte sous la silhouette du jeune âge.

Il surgit là, peint par Villon, au milieu de ses œuvres exposées depuis 1962 dans on atelier transformé en Musée grâce au don de madame Jourdan, à l'ombre de notre vieille romane dont le clocher se profile dans nombre de ses toiles en grande partie achevées là, touche après touche, et qui sont revenues témoigner de l'attachement de celui qui fut le grand amoureux de la Dombes.

Texte de Monsieur Jacques Ballerin

 

 

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Dernière révision : 09 mars 2016 .

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